Lorsqu’on analyse le cycle de l’eau, on retrouve trois systèmes majeurs : les océans et les grands plans d’eau (la source de l’eau), l’atmosphère (le livreur de l’eau) et le sol (l’utilisateur de l’eau). Le bassin versant sert ainsi de support terrestre aux eaux de surface et aux eaux souterraines. Il s’agit de la délimitation idéale pour comprendre et analyser le cycle hydrologique et ses effets.

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Partie aérienne du cycle de l’eau
1- Évapotranspiration : Eau restituée à l’atmosphère par l’action conjuguée de l’évaporation et de la transpiration des plantes.

2- Condensation : Processus par lequel la vapeur d’eau se modifie pour atteindre un état liquide ou solide. Par exemple, les nuages résultent de la condensation de la vapeur d’eau.

3- Précipitation : Eau, sous forme liquide ou solide, libérée par les nuages ou déposée par l’air humide sur le sol.

Partie terrestre du cycle de l’eau
4- Ruissellement : Eau précipitée s’écoulant à la surface du sol sans s’y infiltrer ou s’évaporer. Phénomène important sur les sols mis à nu.

5- Infiltration : Mouvement, sous l’effet de la gravité, de l’eau à travers les couches superficielles du sol et écoulement de cette eau dans le sol et le sous-sol. L’eau infiltrée peut aussi rejoindre les nappes souterraines. Dans ce cas, on utilise le terme percolation.

(JPG) 6- Eaux souterraines : Eau stockée dans le sol et alimentant les sources.

7- Stockage dans les dépressions : Eau piégée dans les creux et les dépressions du sol pendant et après une averse. Éventuellement, cette eau va s’évaporer, s’infiltrer dans le sol ou être utilisée par la végétation.

8- Interception : Partie des précipitations retenue et captée par la végétation ou les bâtiments et qui n’atteindra jamais la surface du sol.

Cette eau va éventuellement s’évaporer. Ce phénomène constitue une perte au niveau hydrologique.

Le bassin versant va réagir différemment aux précipitations qu’il reçoit en fonction, entre autres, de la forme, la taille, les pentes, le type de sol et la densité du réseau hydrologique. Un autre aspect qui revêt une importance particulière est l’utilisation du sol qui est faite dans le bassin versant. Différentes activités se côtoient dans le bassin versant : résidentielles, agricoles, forestières, industrielles, etc. Ces activités ont un impact sur la dynamique de l’eau dans le bassin versant. Ainsi, le couvert végétal influence grandement l’érosion qui peut se produire puisqu’il y a un lien direct avec l’interception des précipitations et la stabilisation des sols.

En milieu urbain, les surfaces imperméables empêchent l’infiltration dans le sol, ce qui augmente le ruissellement et la vitesse de réaction du bassin versant. Il en résulte une montée rapide du niveau des cours d’eau.

En milieu agricole, le couvert végétal peut varier. Lorsque les sols sont protégés par la végétation, l’impact des gouttes de pluie est moindre. Cependant, lorsque les sols sont mis à nu, le ruissellement peut être important et occasionner de l’érosion. La disposition des végétaux joue également un rôle. Par exemple, le ruissellement sera plus important dans un champ de maïs où les plants sont alignés que dans une prairie où la disposition est aléatoire.

En milieu forestier, le couvert végétal va intercepter une partie des précipitations limitant ainsi le ruissellement et conséquemment l’érosion.

 

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