Organisée par le RAPPEL, la seconde édition du Colloque sur l’eau a eu lieu les 7 et 8 avril derniers. L’événement virtuel a pu rassembler plus de 240 personnes s’identifiant à des associations de protection des plans d’eau, à des municipalités et à d’autres gens soucieux de la protection de l’eau au Québec en leur offrant des formations pratiques pour les divers enjeux qu’ils rencontrent.

Cette édition du Colloque a pris une signification toute particulière, puisqu’elle s’est déroulée sous les 25 ans du RAPPEL. Teinté de cet anniversaire, l’événement était présenté sous le slogan 25 ans de mobilisation pour les lacs. De nombreuses thématiques ont été abordées par des chercheurs et chercheuses, des représentants gouvernementaux ainsi que des spécialistes en environnement et en gestion de l’eau. 

En effet, les participantes et participants en ont appris davantage sur les caractéristiques naturelles d’un bassin versant qui influencent un lac, se sont familiarisés avec les données ouvertes et les conditions de mise en œuvre des solutions curatives, puis ont découvert les moules zébrées et les méthodes de gestion et de préventions à favoriser pour lutter contre cet envahisseur. Ils et elles ont aussi pu remplir leur coffre à outils pour mieux mobiliser la communauté par un survol des multiples champs d’action pour protéger un lac et les pratiques exemplaires y étant associées, en s’intéressant aux initiatives de communications, à des projets d’agriculture durable, au contrôle de l’érosion en chemins forestiers, jusqu’aux bonnes pratiques de navigation sur les lacs.

Le 7 avril :
Connaître son lac et agir pour lui

C’est le professeur honoraire Richard Carignan qui a ouvert le bal avec sa conférence sur la relation entre les bassins versants et les lacs, notamment en ce qui a trait à la couleur des plans d’eau. Ensuite, l’auditoire avait le choix entre deux présentations. Mélissa Laniel, qui est chargée de projet en limnologie au RAPPEL proposait dans la salle A un atelier à tous ceux et celles qui voulaient en apprendre davantage sur les données ouvertes, accessibles gratuitement en ligne, entourant les lacs et les bassins versants. Quant à elle, la salle B accueillait la candidate au doctorat Geneviève D’Avignon qui offrait un portrait exhaustif d’une espèce exotique envahissante au Québec : la moule zébrée. La journée s’est terminée avec la conférence du spécialiste de l’environnement au MELCC, Sébastien Bourget, qui est venu parler de la restauration des lacs.

Le 8 avril :
Mobiliser pour mieux aménager le territoire

La seconde journée a été plus chargée en matière de personnes invitées. Les participantes et participants ont eu la chance d’écouter un panel de spécialistes entourant les enjeux de navigation sur les lacs, moment fort de la journée que les participants et participantes ont grandement apprécié.
L’ingénieur en environnement, Sébastien Raymond, a commencé par présenter l’étude environnementale sur l’impact de la navigation des bateaux à moteur qu’il a menée entre 2015 et 2017 avec l’Université Laval. Il a ensuite cédé sa place à Christian Corbeil, qui est consultant en réglementation environnementale et directeur général du Groupe Hémisphères, pour qu’il puisse parler de l’origine de l’érosion des berges des lacs navigables de la Ville d’Estérel. Puis, le professeur au Département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal, Yves Prairie, a abordé l’impact des vagues de wakeboat par l’étude qu’il a réalisée sur les lacs Lovering et Memphrémagog en 2014. Le panel s’est terminé par le témoignage de la vice-présidente de Coalition Navigation, Denise Cloutier, qui est venue rendre compte des actions concrètes de son organisation pour sensibiliser les usagers à la préservation de leur plan d’eau.
Après une courte pause, la salle principale s’est scindée en deux. Dans la salle A, la coordonnatrice au marketing et aux communications du RAPPEL, Angélie Bellerose-Langlois, a souligné les bases pour élaborer une stratégie de communication pertinente ayant un réel impact. Tandis que dans la salle B, Solange Barrault, vulgarisatrice scientifique au RAPPEL, ainsi que Mélissa Laniel, chargée de projet en limnologie au RAPPEL, ont abordé les multiples champs d’action pour protéger un lac, notamment par la présentation de pratiques exemplaires québécoises.
Pour clore le Colloque, l’illustre Jean-Claude Thibault, conseiller technique chevronné et formateur au RAPPEL, a offert son expertise sur le contrôle de l’érosion en milieux forestiers dans la salle A; alors que Guy Vallée et Chloé Boucher-Ravenhorst, respectivement directeur régional de l’Estrie et ingénieure-conseillère en agroenvironnement au MAPAQ, sont venus présenter le plan d’agriculture durable en huit indicateurs clés en lien avec cinq objectifs aspirant à accélérer l’adoption de pratiques agroenvironnementales qui répondent aux enjeux du milieu agricole. Ils en ont profité pour exposer des exemples de projets admissibles.
Le RAPPEL tient à remercier les participantes et les participants, ainsi que les conférenciers et conférencières pour leur présence et leur partage. Nous sommes choyés d’avoir pu réunir des chercheurs et chercheuses ainsi que des professionnels de différents horizons pour offrir ce contenu de qualité durant ces deux jours fort enrichissants. Au plaisir d’échanger à nouveau lors d’une future édition!
De gauche à droite : l’équipe technique formée des membres du personnel du RAPPEL, Mélissa Laniel et Solange Barrault.