Les plantes aquatiques sont des végétaux de grande dimension (taille macroscopique), qui possèdent des feuilles, une tige, des racines et de véritables vaisseaux. Les plantes aquatiques sont généralement enracinées dans les sédiments de la zone littorale des plans d’eau. Il ne faut pas confondre les plantes aquatiques avec les algues! Celles-ci sont dépourvues de véritables feuilles, tiges et racines. 

Les rôles des plantes aquatiques

Les plantes aquatiques sont essentielles à la santé de l’écosystème aquatique. Il est donc tout à fait normal, et même nécessaire, d’avoir des plantes aquatiques dans son lac! Elles y jouent plusieurs rôles :

  • Filtrer les particules en suspension
  • Capturer des éléments nutritifs présents dans l’eau et les sédiments
  • Stabiliser les sédiments du littoral
  • Réduire l’érosion des rives
  • Fournir un habitat et de la nourriture pour différentes espèces fauniques

Cependant, comme pour la santé humaine, tout est question de quantité et de qualité…

Plantes aquatiques et eutrophisation

Une forte densité de certaines plantes aquatiques révèle des apports excessifs en nutriments qui eutrophisent prématurément le lac. Différentes activités dans le bassin versant contribuent à cette dégradation, notamment, les épandages d’engrais et de fumier à proximité du plan d’eau, les rejets des installations septiques domestiques, commerciales ou municipales non conformes, l’artificialisation des rives, ainsi que les coupes forestières excessives. 

Les plantes ne sont pas le problème, mais plutôt le symptôme qui indique qu’il y a un problème!
Elles sont en effet reconnues comme de bons indicateurs biologiques de la qualité de l’eau.

Pour en apprendre plus sur l’eutrophisation des lacs, consultez notre fiche à cet effet.

Combiner l’étude des plantes aquatiques aux analyses de qualité de l’eau 

Lorsque l’on prélève et analyse un échantillon d’eau, on obtient un portrait instantané de la qualité physico-chimique de l’eau d’un lac (par exemple la concentration d’un nutriment à un endroit et à un moment précis). À l’inverse, les plantes aquatiques intègrent l’état de santé du lac sur une échelle temporelle et spatiale beaucoup plus grande!

Ainsi, l’état de santé du lac dans les dernières années détermine : 

  • La densité des herbiers 
  • La diversité des espèces de plantes 
  • La présence ou absence de certaines espèces 

.

Herbiers

Lac oligotrophe

Faibles densités

Lac mésotrophe

Densités intermédiaires

Lac eutrophe

Très denses et étendus

Diversité des espèces

Lac oligortrophe

Moyenne

Lac mésotrophe

Élevée

Lac eutrophe

Faible

Exemples d’espèces

Lac oligortrophe

  • Myriophylle grèle 
  • Lobelie de Dortmann 
  • Ériocaulon aquatique

Lac mésotrophe

  • Nymphéa odorant 
  • Potamot émergé 
  • Naïas flexible 

Lac eutrophe

  • Myriophylle à épis 
  • Utriculaires sp. 
  • Cornifle nageante 

Espèces envahissantes 

Les apports de sédiments et de nutriments favorisent la multiplication de toutes les espèces. Certaines sont considérées comme envahissantes, car elles peuvent : 

  • Se reproduire rapidement 
  • Étendre facilement leur distribution 
  • Déloger les autres espèces 
  • Envahir le milieu 

Quelques exemples de plantes envahissantes au Québec : 

  • Myriophylle à épis 
  • Potamot crispé 
  • Potamot à larges feuilles 
  • Élodée du Canada 
myriophylle-épis-herbier-dense-envahissement

Comment éviter la prolifération des plantes aquatiques dans mon plan d’eau? 

Tout comme les plantes terrestres, les plantes aquatiques requièrent un sol fertile pour se développer. La stratégie à adopter consiste donc à éviter de leur fournir un tel sol : 

  • En réduisant les apports en sédiments fins (contrôle de l’érosion des rives et des tributaires) 
  • En réduisant les apports en nutriments (phosphore et azote). 

Pourquoi ne faut-il pas arracher les plantes aquatiques? 

Il est non seulement inutile, mais également néfaste pour l’écosystème d’arracher les plantes aquatiques!  En fait, cette action entraîne plusieurs conséquences:

  • N’empêche pas une future repousse 
  • Provoque une croissance accrue des algues 
  • Facilite la dispersion des espèces envahissantes 
  • Perturbe l’habitat aquatique 
  • Ne règle pas le problème à la source! 

En effet, les plantes aquatiques et les algues sont en compétition pour la lumière et pour les éléments nutritifs. Lorsqu’on arrache les plantes aquatiques, les algues, n’ayant plus de compétiteurs, prolifèrent massivement. 

De plus, certaines espèces de plantes aquatiques ont la possibilité de se reproduire par fragmentation végétative. Or, lorsque l’on arrache les plantes, on génère une grande quantité de petits fragments de plantes qui pourront être emportés par les courants et former de nouveaux individus. 

Les espèces de plantes aquatiques

Les plantes aquatiques enracinées peuvent être classées en trois groupes en fonction de leur type de croissance:

  • Émergée
  • À feuilles flottantes
  • Submergée

Le schéma suivant illustre ces différents modes de croissance.

 

Types de plantes aquatiques

L’identification de plantes aquatiques peut s’avérer fort complexe pour les néophytes. En effet, plusieurs termes techniques sont souvent nécessaires pour différencier les nombreuses espèces colonisant les lacs et rivières du Québec. Pour cette raison, nous nous avons préparé un petit guide illustré pour reconnaître 5 plantes aquatiques communes au Québec:

Description des principales espèces de plantes aquatiques inventoriées par le RAPPEL

Genre

ALISMA

Alisma triviale

Alisma gramineum

Description et principales espèces

Trois représentantes du genre Alisma se retrouvent au Québec (Canadensys, 2020). Les nervures sur les feuilles sont parallèles et les fleurs se rassemblent en panicule composée (Marie-Victorin, 2002).

L’alisma commune (Alisma triviale) est une plante aquatique dressée pouvant atteindre une hauteur de 100 cm. Cette espèce se distingue par ses feuilles émergées avec de longues tiges (Lapointe, 2014).

L’alisma subcordé (Alisma subcordatum) est une plante peu commune au Québec (Marie-Victorin, 2002). 

L’alisma graminoïde (Alisma gramineum), quant à elle, présente une forme émergée et submergée. Les feuilles de la forme submergée sont linéaires, flasques et regroupées en une rosette basilaire. Son pétiole peut projeter les fleurs hors de l’eau. Sa forme émergée produit des feuilles lancéolées avec de longues tiges. 

BIDENS

Bidens beckii

Bidens beckii

Une seule espèce de ce genre est franchement aquatique (Marie-Victorin, 2002). Le bident de Beck (Bidens beckii) se retrouve principalement dans les marais et dans les lacs et rivières riches en éléments nutritifs. Il croît en petites colonies ou de manière solitaire sur un fond vaseux, dans des profondeurs variant d’un à trois mètres. Les feuilles sont sessiles (ne sont pas portées par un pédoncule) et sont découpées en segments filiformes très fins (Marie-Victorin, 2002). On distingue aisément le bident lorsque ses feuilles émergées triangulaires, cireuses et charnues au toucher sont présentes. Ses très rares petites fleurs jaunes rappellent la marguerite et dégagent un parfum fruité (Fleurbec, 1987).

Peut être confondu avec : Utricularia, Myriophyllum, Ceratophyllum

BRASENIA

Brasenia schreberi

Brasenia schreberi

La brasénie de Schreber (Brasenia schreberi) est la seule espèce de son genre au Canada (Canadensys, 2020). La brasénie de Schreber est une plante aquatique à feuilles flottantes qui croît en colonies denses et étendues (Lapointe, 2014). On la distingue facilement par ses feuilles entières, elliptiques, attachées en leur centre par la tige. Le dessous de la feuille est pourpre et est recouvert un épais mucilage gélatineux et gluant, qui enveloppe également ses parties submergées (Native Plant Trust, 2020). Elle possède quelques petites fleurs beige rosé qui se dressent hors de l’eau (Michigan Flora Online, 2020). La brasénie s’enracine dans les sédiments vaseux des secteurs tranquilles et abrités. Elle pousse dans un ou deux mètres d’eau, tant dans les lacs oligotrophes qu’eutrophes (Fleurbec, 1987).

Peut être confondu avec : Nuphar, Nymphaea, Potamogeton

CALLITRICHE

Callitriche heterophylla

Callitriche heterophylla

Les plantes du genre Callitriche sont généralement petites et se distinguent par leurs feuilles entières et opposées (Marie-Victorin, 2002). Leurs fleurs peuvent être pollinisées par le vent (stratégie de reproduction appelée anémophilie) et par l’eau, soit lorsque les fleurs sont flottantes (stratégie appelée épihydrophilie) ou submergées (stratégie appelée hypohydrophilie) (Native Plant Trust, 2020). Quatre espèces de callitriche sont présentes sur le territoire québécois (Canadensys, 2020). Pour différencier ces espèces, il est nécessaire que d’avoir un fruit mature (Fassett, 1957).

La callitriche hermaphrodite (Callitriche hermaphroditica) est la seule espèce qui se distingue raisonnablement sous sa forme stérile. Contrairement aux autres, toutes ses feuilles sont submergées, linéaires et de couleur vert foncé (Michigan Flora Online, 2020). La callitriche hétérophylle (Callitriche heterophylla), la callitriche des marais (Callitriche palustris) et la callitriche des eaux stagnantes (Callitriche stagnalis) possèdent des feuilles de couleur vert pâle et dimorphes, c’est-à-dire qu’elles ont deux formes de feuilles. Celles qui sont submergées sont linéaires et celles qui flottent sont élargies, d’une forme variant entre oblancéolée et spatulée (Michigan Flora Online, 2020).

Peut être confondu avec : Elodea

CERATOPHYLLUM

Les plantes aquatiques du genre Ceratophyllum sont dépourvues de racines et flottent librement dans l’eau. Elles peuvent toutefois être ancrées au substrat par des feuilles modifiées (Michigan Flora Online, 2020).  Leurs feuilles sont filiformes, raides et munies de petites dents (Lapointe, 2014). Elles se divisent plusieurs fois de manière dichotomique, donc chaque segment se sépare en deux segments (Michigan Flora Online, 2020). Les feuilles sont rassemblées en verticilles de 6 à 12, c’est-à-dire qu’entre six et douze feuilles se rassemblent au même point en cercle autour de la tige (Marie-Victorin, 2002). Les entre-nœuds, qui correspondent à la partie de la tige entre les verticilles de feuilles, varient en longueur et sont réduits aux extrémités de la plante, ce qui augmente la densité des feuilles (Michigan Flora Online, 2020). En plus de sa reproduction sexuée, la cornifle produit des hibernacles (bourgeons) qui se détachent à la fin de la saison de croissance et se développent, le printemps suivant, en un nouvel individu. Cette espèce colonise principalement les fonds vaseux des eaux stagnantes des étangs et des lacs tranquilles. On peut la retrouver jusqu’à huit mètres de profondeur, mais elle prise particulièrement les secteurs de deux à quatre mètres (Marie-Victorin, 2002). Deux espèces du genre Ceratophyllum sont présentes au Québec (Canadensys, 2020).

Les feuilles de la cornifle nageante (Ceratophyllum demersum) fourchent une à deux fois et ses achènes (fruits) portent deux épines basales. Les feuilles de la cornifle échinée (Ceratophyllum echinatum) fourchent trois ou quatre fois et ses achènes portent entre 4 et 15 épines basales et latérales (Native Plant Trust, 2020).

Peut être confondu avec : Utricularia, Myriophyllum, Bidens

ELEOCHARIS

Eleocharis palustris

Eleocharis palustris

Il y a 33 espèces du genre Eleocharis au Canada (Canadensys, 2020). Pour l’identification à l’espèce, des achènes (fruits) matures sont essentiels (Michigan Flora Online, 2020).

L’éléocharide (Eleocharis sp.) se retrouve un peu partout au Québec. Elle se retrouve dans les marais, les lacs et les rivières, en eaux peu profondes (0,5 m) et préfère les substrats à particules fines (vaseux et sableux). L’éléocharide forme des colonies denses presque pures, mais se retrouve souvent en compagnie de la prêle fluviatile et du scirpe des étangs. Plante sans feuille et à tige dressée et cylindrique, l’éléocharide porte une fructification brun pâle à son sommet et peut atteindre une hauteur de deux mètres.

ELODEA

Elodea canadensis

Elodea canadensis

L’Elodea est une plante aquatique submergée qui mesure généralement moins d’un mètre. On la reconnaît par ses nombreux verticilles de trois feuilles courtes (Marie-Victorin, 2002). On la retrouve dans les eaux tranquilles des lacs et des étangs, dans un à trois mètres d’eau et sur divers substrats, mais principalement sur la vase ou le sable (Fleurbec, 1987). Le genre Elodea est représenté par deux espèces au Canada (Canadensys, 2020).

L’élodée du Canada (Elodea canadensis) est une espèce commune de nos régions et croît en colonies souvent très denses et étendues (Lapointe, 2014). Ses minuscules fleurs blanchâtres flottent à la surface de l’eau au bout d’un long pédoncule (qui est en fait une élongation du tube floral) (Michigan Flora Online, 2020). 

La seconde espèce est l’élodée de Nuttall (Elodea nuttallii). On la distingue de l’élodée du Canada par ses feuilles plus minces, plus pâles et pointues. Au Québec, cette espèce est connue avec certitude seulement dans la rivière Richelieu (Marie-Victorin, 2002).

Peut être confondu avec : Callitriche, Najas…

ERIOCAULON

Eriocaulon aquaticum

Eriocaulon aquaticum

Le genre Eriocaulon se reconnaît par ses feuilles longuement triangulaires disposées en rosette à la surface du sol, formant de petites touffes (Crow & Hellquist, 2000b). Ses nombreuses et minuscules fleurs sont disposées au bout d’une longue hampe florale (Marie-Victorin, 2002). Ses racines sont nettement cloisonnées, c’est-à-dire qu’on peut voir clairement des petites sections de racines (Crow & Hellquist, 2000b). Deux espèces d’ériocaulon sont présentes sur le territoire québécois (Canadensys, 2020).

L’ériocaulon aquatique (Eriocaulon aquaticum) est une plante aquatique commune au Québec. Cette espèce, haute de quelques centimètres, colonise essentiellement les eaux tranquilles et peu profondes (moins d’un mètre) des lacs et des rivières (Marie-Victorin, 2002). Sa longue hampe florale (jusqu’à un mètre) nue émerge de l’eau et porte un capitule (inflorescence) sous-globulaire, donnant l’impression qu’une broche à tricoter est piquée dans l’eau (Lapointe, 2014). Elle vit typiquement sur un substrat de gravier ou de sable dans les lacs oligotrophes (Fleurbec, 1987).

L’ériocaulon de Parker (Eriocaulon parkeri) est une espèce rare des milieux côtiers (Crow & Hellquist, 2000b), répertoriée au Québec seulement sur les grèves estuariennes du Saint-Laurent (Marie-Victorin, 2002). Pour le distinguer de l’ériocaulon aquatique, on remarquera que sa hampe florale est généralement courte (maximum de 20 cm) et que son capitule est plutôt hémisphérique (forme d’une demi-sphère) (Marie-Victorin, 2002).

Peut être confondu avec : Isoetes, Sagittaria, Littorella, Lobelia dortmanna…

HETERANTHERA

L’hétéranthère litigieuse (Heteranthera dubia) est l’unique représentante de son genre au Canada (Canadensys, 2020). C’est une plante aquatique vivace dont les tiges et les feuilles sont longues et aplaties, comme d’étroits rubans souples. Elle produit des fleurs jaunes qui flottent à la surface de l’eau. On la retrouve dans les zones tranquilles des eaux mésotrophes ou eutrophes à une profondeur variant d’un à trois mètres (Fleurbec, 1987). Communes dans nos régions, elle croit préférentiellement dans les fonds vaseux des zones tranquilles des lacs, des étangs et des rivières tranquilles (Agriculture Canada, 2004).

Peut être confondu avec : Potamogeton zosteriformis

ISOETE

Isoete sp.

L’isoète est une plante aquatique submergée, commune dans notre région, qui mesure une vingtaine de centimètres. Ses feuilles linéaires se rassemblent en rosette à la surface du sol, lui conférant l’apparence d’une petite touffe d’herbe. On la reconnaît aussi à ses minuscules spores blanchâtres (femelles) ou brunâtres (mâles) à la base de chacune de ses feuilles (Crow & Hellquist, 2000a). Les isoètes habitent, de façon typique, les lacs oligotrophes et croissent sur divers substrats à des profondeurs variées (Lapointe, 2014). On recense neuf espèces d’isoètes au Québec (Canadensys, 2020). Elles se distinguent par la surface de leurs spores femelles (mégaspores) qui doit être regardée au microscope (Crow & Hellquist, 2000a).

Peut être confondu avec : Eriocaulon, Sagittaria, Littorella, Lobelia dortmanna, Schoenoplectus subterminalis, Juncus pelocarpus…

LOBELIA

Lobelia dortmanna

Six espèces du genre Lobelia se retrouvent au Québec (Canadensys, 2020). Une seule de ces espèces est purement aquatique (Marie-Victorin, 2002), mais les autres se trouvent en milieu humide et peuvent donc se retrouver en bordure de berge (Native Plant Trust, 2020).

La lobélie de Dortmann (Lobelia dortmanna) est une plante aquatique submergée fréquente dans tout le Québec (Marie-Victorin, 2002). Cette petite plante vit en colonies peu denses et généralement peu limitantes. Ses petites feuilles, charnues et cylindriques, croissent en rosette à la surface du sol, tandis que ses petites fleurs bleues émergent hors de l’eau au bout d’une tige (Lapointe, 2014). Elle croît sur les fonds de sable et parfois de gravier, essentiellement dans les zones ayant moins d’un mètre de profond. Les eaux claires et pauvres en matière organique constituent son habitat préféré (Fleurbec, 1987).

Peut être confondu avec : Eriocaulon, Isoetes, Sagittaria, Littorella, Schoenoplectus subterminalis, Juncus pelocarpus…

MYRIOPHYLLUM

Myriophyllum tenellum

Myriophyllum alterniflorum

Myriophyllum spicatum

Huit espèces du genre Myriophyllum se trouvent sur le territoire québécois. Parmi elles, sept sont indigènes et une est exotique envahissante (Canadensys, 2020).

Le myriophylle grêle (Myriophyllum tenellum) se distingue aisément par ses petites tiges blanchâtres et ses feuilles réduites en écailles.

Les sept autres espèces portent des feuilles finement découpées ayant un axe central et des segments filiformes ce qui leur donne l’apparence d’une plume. Ces espèces se distinguent aisément lorsque fertiles, mais l’identification d’un Myriophyllum à l’état stérile s’avère être une tâche particulièrement ardue, puisque leurs feuilles présentent une grande variabilité dans leur taille et leur forme (Michigan Flora Online, 2020).

Les feuilles du myriophylle menu (Myriophyllum humile) sont strictement alternes et son fruit est arrondi. Le myriophylle de Farwell (Myriophyllum farwellii) porte des feuilles alternes et verticillées sur la même tige. On le distingue par ses fleurs et ses fruits qui se trouvent dans l’axe des feuilles submergées (Crow & Hellquist, 2000a).

Les cinq espèces de Myriophyllum suivantes ont des feuilles verticillées, soit disposées en cercle autour de la tige. Le myriophylle à fleurs alternes (Myriophyllum alterniflorum) est un myriophylle de petite taille submergée qui forme de petits serpentins couvrant habituellement le fond des zones profondes et peu lumineuses des lacs et des rivières (Marie-Victorin, 2002). À la suite de nos observations, nous considérons cette plante peu limitante pour les activités humaines.

Le myriophylle verticillé (Myriophyllum verticillatum) et le myriophylle à feuilles variées (Myriophyllum heterophyllum) ont des entre-noeuds extrêmement courts ce qui leur donne une apparence buissonnante (Michigan Flora Online, 2020).

Le myriophylle à épis (Myriophyllum spicatum) est une grande plante aquatique submergée, très commune au Québec et au Vermont, qui croît en colonies souvent très denses (Fleurbec, 1987). Ce myriophylle ressemble à de longs serpentins munis de feuilles découpées finement comme des plumes et disposées en cercle autour des tiges. Le myriophylle à épis se différencie des autres par le nombres de segments sur ses feuilles qui est supérieur à 13 (Michigan Flora Online, 2020). Une fois enracinée dans le fond de l’eau, cette espèce pousse jusqu’à la surface où elle se ramifie abondamment créant ainsi des mattes denses. Ses petites fleurs, blanches ou rouges, et ses fruits brun foncé se réunissent en épi dressé à l’extérieur de l’eau (Lapointe, 2014). Cette espèce peut se reproduire d’une part en formant des graines et des hibernacles (bourgeons axillaires qui se détachent du plant et génèrent d’autres individus). D’autre part, de nouveaux individus peuvent se développer à partir des racines d’un plan (phénomène de drageonnement). De même que chaque fragment de la tige peut se détacher, s’enraciner et générer un autre spécimen (phénomène de bouturage). Le bouturage, son principal mode de multiplication, explique son potentiel élevé d’invasion. Le myriophylle à épi peut croître dans divers types de sédiments (gravier, sable, vase et débris végétaux) et à des profondeurs variant de quelques centimètres à plusieurs mètres d’eau (Fleurbec, 1987). De plus, cette plante supporte les niveaux les plus élevés d’eutrophisation. Par sa croissance rapide, dès les premiers jours du printemps, le myriophylle à épi crée de l’ombre pour les autres espèces de plantes submergées et limite ainsi leur croissance. Les herbiers de myriophylle sont reconnus pour atteindre une telle densité qu’ils tendent à déloger toutes les autres espèces (Environnement Canada, 2003).

Le myriophylle de Sibérie (Myriophyllum sibricum) est l’espèce de myriophylle la plus semblable au myriophylle à épis. La principale différence réside dans le nombre de segments sur les feuilles qui est inférieur à 13. Il faut cependant faire preuve de prudence puisque des hybrides peuvent se former entre ces deux espèces (Michigan Flora Online, 2020).

NAJAS

Najas flexilis

Le genre Najas comporte quatre espèces au Canada (Canadensys, 2020). C’est une plante de petite taille, avec des feuilles vert clair, opposées, ayant les marges denticulées à dentées (Michigan Flora Online, 2020). Les plantes du genre Najas sont particulièrement difficiles (même impossible) à différencier morphologiquement. Elles sont considérées comme des espèces cryptiques, soit des espèces présentant une différenciation morphologique incomplète et une répartition géographique qui se chevauche. Ces espèces sont fréquemment regroupées sous un même nom (Les et al., 2015).

La naïade flexible (Najas flexilis) est très commune dans les eaux douces de notre région (Marie-Victorin, 2002). On reconnaît cette espèce à sa tige qui se divise de manière dichotomique et à son allure buissonneuse densément garnie de petites feuilles triangulaires portant entre 18 et 100 spinules (Native Plant Trust, 2020). Najas canadensis ne se distingue morphologiquement de la naïade flexible que par l’épaisseur de ses graines.

La naïade de Guadeloupe (Najas guadalupensis) se différencie de la naïade flexible par son fruit mat et ses feuilles plus minces, moins d’un millimètre. De plus, cette espèce est très rare au Québec et est uniquement répertoriée dans les eaux du Saint-Laurent (Marie-Victorin, 2002).

La naïade grêle (Najas gracillima) se distingue des deux autres espèces par le nombre de spinules sur la marge des feuilles, soit entre 7 et 17 (Native Plant Trust, 2020).

NUPHAR

Nuphar sp.

Les nénuphars sont des plantes aquatiques communes au Québec (Lapointe, 2014). On les reconnaît par leurs grandes feuilles flottantes en forme de cœur et leurs fleurs d’un jaune vif, parfois teintées de pourpre (Fleurbec, 1987 ; Marie-Victorin, 2002). Les nénuphars possèdent aussi des feuilles submergées disposées en rosette à la base du plant. On les voit dans les eaux tranquilles des lacs, des rivières et des tourbières (Lapointe, 2014). Trois espèces se trouvent sur le territoire québécois (Canadensys, 2020).

Le petit nénuphar jaune (Nuphar microphylla) est l’espèce ayant la fleur la plus petite, soit moins de 20 mm de diamètre, et des feuilles ayant entre 7 et 10 cm de long (Marie-Victorin, 2002). Le grand nénuphar jaune (Nuphar variegata), comme son nom l’indique, est de plus grande taille. Ses fleurs ont un diamètre d’environ 45 mm et la longueur de ses feuilles varie entre 17 et 28 cm (Marie-Victorin, 2002), pouvant aller jusqu’à 40 cm (Crow & Hellquist, 2000a). Le nénuphar à disque rouge (Nuphar ×rubrodisca) est quant à lui un hybride des deux autres. Ses fleurs ont un diamètre se situant entre 25 et 35 mm et ses feuilles entre 7 et 20 cm de longueur (Marie-Victorin, 2002).

NYMPHAEA

Nymphaea odorata

Nymphaea odorata

Les nymphéas sont des plantes aquatiques communes au Québec. Leurs feuilles flottantes ont une large fente en forme de « V » et sont épaisses et cireuses (Lapointe, 2014). Parmi ces feuilles, flottent leurs énormes fleurs blanches ou roses au centre jaune (Fleurbec, 1987). Deux espèces du genre Nymphaea se trouvent au Québec (Canadensys, 2020).  

Le nymphéa odorant (Nymphaea odorata) a des feuilles rondes d’une largeur minimale de 5 cm, mais pouvant atteindre 40 cm. Ses fleurs ont un diamètre variant entre 6 et 19 cm (Crow & Hellquist, 2000a). Ce nymphéa se divise en deux sous-espèces. La première porte le même nom commun, soit le nymphéa odorant (Nymphaea odorata ssp. odorata). Elle se distingue par son odeur et le dessous de ses feuilles rouge vin. Le dessous des feuilles vert permet d’identifier la seconde sous-espèce, le nymphéa tubéreux (Nymphaea odorata ssp. tuberosa) (Crow & Hellquist, 2000a).

Le nymphéa de Leiberg (Nymphaea leibergii) se distingue des deux sous-espèces mentionnées précédemment par la forme elliptique de ses feuilles (Native Plant Trust, 2020). Cette espèce est également de plus petit format. Ses feuilles sont d’une largeur entre 2 et 15 cm et ses fleurs peuvent atteindre un diamètre de 7,5 cm (Crow & Hellquist, 2000a).

Peut être confondu avec : Nuphar microphylla, Nuphar variegata, Nuphar ×rubrodisca

PONTEDERIA

Pontederia cordata

La pontédérie cordée (Pontederia cordata) est l’unique représentante de son genre au Canada (Canadensys, 2020). Cette plante aquatique émergée porte des fleurs violettes en épis denses. Ses feuilles sont dressées et sont caractérisées par des nervures parallèles et deux lobes basaux (Lapointe, 2014). La pontédérie cordée est présente dans l’ouest et le centre du Québec et croît en colonies, parfois très denses, dans les zones peu profondes des lacs et des milieux humides (Marie-Victorin, 2002). Elle apprécie particulièrement les sédiments vaseux et riches en matière organique (Lapointe, 2014).

Peut être confondu avec : Calla palustris, Caltha palustris, Sagittaria latifolia, Alisma triviale

POTAMOGETON

Potamogeton richardsonii

Potamogeton amplifolius

Potamogeton gramineus

Potamogeton robbinsii

L’identification des espèces du genre Potamogeton est notoirement difficile. Les structures minuscules et variables au sein d’une même espèce compliquent, et rendent parfois impossible, l’identification des individus à l’état stérile (Fassett, 1957). De plus, les espèces ont la particularité de former des hybrides (Crow & Hellquist, 2000b). Ce groupe comprend 25 espèces au Québec (Canadensys, 2020). Il est possible de les regrouper en quatre grandes catégories, selon la forme des feuilles.

  1. Les potamots dont la base des feuilles est embrassante et dont le limbe est non linéaire

Le potamot crispé (Potamogeton crispus) s’identifie facilement par ses feuilles raides, denticulées et ondulées comme des lasagnes (Lapointe, 2014). C’est une espèce exotique envahissante au Québec (Canadensys, 2020).

Les feuilles du potamot à longs pédoncules (Potamogeton praelongus) sont peu embrassantes et mesurent entre 5 et 25 cm. Ses stipules persistent tout au long de la saison de croissance et sont bien visibles (Crow & Hellquist, 2000b). Cette espèce se distingue par ses feuilles au sommet cucullé, c’est-à-dire en forme de cuillère (Marie-Victorin, 2002).

Les feuilles du potamot de Richardson (Potamogeton richardsonii) sont ovées-lancéolées et mesurent entre 3 et 10 cm de long. On le reconnaît par ses stipules coriaces qui se désintègrent en fibre au fil de la saison de croissance (Crow & Hellquist, 2000b).

Le potamot perfolié (Potamogeton perfoliatus) a des feuilles ovées à circulaires qui mesurent entre 1 et 6 cm. Ses stipules se désintègrent et sont absentes de la partie basse de la tige (Crow & Hellquist, 2000b).

  1. Les potamots dont la base des feuilles est non embrassante et dont le limbe est non linéaire

On distingue le potamot à grandes feuilles (Potamogeton amplifolius) grâce à ses grandes feuilles submergées rougeâtres et courbées portant entre 30 et 40 nervures (Marie-Victorin, 2002). Ses feuilles flottantes ovales et ses épis dressés qui tapissent l’eau se voient fréquemment dans les plans d’eau du Québec (Lapointe, 2014).

Le potamot alpin (Potamogeton alpinus) produit de plus petites feuilles submergées qui ne comptent que 7 veines. De plus, les feuilles vont rougir en séchant (Crow & Hellquist, 2000b).

L’identification du potamot graminoïde (Potamogeton gramineus) peut s’avérer difficile. Ce potamot indigène compte plusieurs variétés et hybrides qui sont reliés par des formes intermédiaires (Marie-Victorin, 2002). Il est reconnaissable grâce à ses feuilles submergées sessiles, brunâtres, translucides et lancéolées (Lapointe, 2014).

Le potamot de l’Illinois (Potamogeton illinoensis) se distingue du potamot graminoïde par la présence de pétioles (entre 1 et 4 cm) sur les feuilles supérieures submergées (Marie-Victorin, 2002).

Le potamot noueux (Potamogeton nodosus) se distingue du potamot de l’Illinois par la longueur des pétioles des feuilles supérieures submergées atteignant en moyenne entre 8 et 15 cm (Marie-Victorin, 2002).

  1. Les potamots ayant des feuilles linéaires d’une largeur supérieure à 5 mm

Les denses colonies du potamot de Robbins (Potamogeton robbinsii) couvrent le sol de bon nombre de nos lacs (Marie-Victorin, 2002). Ses feuilles raides, de couleur vert foncé ou rougeâtre, sont disposées sur deux rangs de part et d’autre de la tige, ce qui lui donne l’apparence d’une plume (Lapointe, 2014). Cette espèce de potamot ne produit pas de feuilles flottantes. C’est la stipule adnée à la feuille, qui permet de confirmer sans aucun doute l’identification du potamot de Robbins (Crow & Hellquist, 2000b).

Également disposées sur deux rangs, les feuilles submergées du potamot émergé (Potamogeton epihydrus) sont longues et portent une bande centrale plus claire. Cette espèce se différencie du potamot de Robbins par sa stipule qui n’est pas adnée au limbe et par la présence de feuilles flottantes elliptiques.

Le potamot zostériforme (Potamogeton zosteriformis) est caractérisé par sa la nervure centrale ainsi que la pointe aiguë.

  1. Les potamots ayant des feuilles linéaires d’une largeur inférieure à 4 mm

Le potamot flottant (Potamogeton natans) est un des seuls de cette catégorie qui se distingue clairement puisqu’il est de grande taille et possède des feuilles flottantes coriaces et elliptiques. Ses feuilles immergées linéaires et translucides sont très longues. Il s’adapte autant aux eaux tranquilles des lacs, qu’aux eaux courantes des ruisseaux et des rivières. De plus, il supporte différentes qualités et profondeurs d’eau (Marie-Victorin, 2002).

Les autres espèces de cette catégorie (Potamogeton pusillus, Potamogeton foliosus, Potamogeton spirillus, Potamogeton vaseyi, Potamogeton oakesianus, Potamogeton berchtoldii, Potamogeton confervoides, Potamogeton friesii, Potamogeton obtusifolius, Potamogeton strictifolius, Potamogeton subsibricus) sont si similaires et si variables qu’il est parfois impossible de les distinguer à l’œil nu. De façon générale, on les reconnaît à leurs feuilles submergées petites et linéaires ainsi qu’à leur tige grêle plusieurs fois divisée (Marie-Victorin, 2002). Pour une identification confiante, il sera nécessaire d’avoir un individu portant des fruits matures qu’il faudra regarder au binoclaire.

Peut être confondu avec : Calla palustris, Caltha palustris, Sagittaria latifolia, Alisma triviale

SPARGANIUM

Sparganium sp.

Les longs fettuccinis, fréquents dans nos régions, mais peu comestibles, des rubaniers ne passent jamais inaperçus. Ces plantes, modérément limitantes pour les activités aquatiques, peuvent former des colonies denses et étendues. Les rubaniers possèdent de longues feuilles rubanées, un à deux mètres de long, qui flottent sur l’eau. On les reconnaît aussi à leurs fruits en forme d’œuf épineux qui se dressent hors de l’eau. Les rubaniers peuvent vivre dans une ample gamme d’habitats. Ils poussent sur différents substrats dans les secteurs tranquilles des lacs, des ruisseaux et des rivières. Ils s’enracinent généralement dans des eaux peu profondes de moins de deux mètres (Fleurbec, 1987).

SAGITTARIA

Sagittaria latifolia

Sagittaria cuneata

Sagittaria graminea

La sagittaire à larges feuilles (Sagittaria latifolia) se distingue par ses feuilles en forme de flèche qui émergent de l’eau. De largeur et de forme très variables, les feuilles sont bien dressées en dehors de l’eau. Ses fleurs blanches sont regroupées en verticille de trois et forment une grande hampe florale (Marie-Victorin, 2002).  

La sagittaire cunéaire (Sagittaria cuneata) est une espèce qui produit généralement des feuilles flottantes. Ces dernières sont de formes et de tailles variables. Les fleurs blanches se rassemblent sur une hampe florale qui se dresse hors de l’eau (Marie-Victorin, 2002).

La sagittaire graminoïde (Sagittaria graminea) est une plante aquatique submergée mesurant une dizaine de centimètres retrouvée fréquemment dans nos lacs. Cette espèce de sagittaire est constituée d’une rosette de feuilles submergées triangulaires et recourbées comme les feuilles d’un ananas. Elle croît en eau peu profonde, essentiellement à moins de 50 cm, quoiqu’on la retrouve parfois à de plus grandes profondeurs. Elle supporte d’ailleurs bien les fluctuations du niveau de l’eau. Elle s’installe principalement sur les substrats sablonneux et parfois vaseux où elle peut former de vastes colonies. Cette plante s’adapte à différentes qualités d’eau, mais semble priser surtout les eaux oligotrophes (Fleurbec, 1987).

TYPHA

Typha sp.

Deux espèces ainsi qu’un hybride sont présents au Québec, Typha latifolia, Typha angustifolia et Typha ×glauca (Canadensys, 2020). 

La quenouille (Typha sp.) est une plante bien connue des milieux humides. Ses grands épis bruns, sa tige jaunâtre creuse et ses longues feuilles rubanées verticales la rendent facilement identifiable. 

UTRICULARIA

Utricularia sp.

Dans les lacs, les étangs et les tourbières du Québec vivent différentes espèces d’utriculaires toutes difficiles à différencier les unes des autres. Il s’agit de plantes aquatiques submergées carnivores qui, grâce à leurs innombrables et minuscules trappes (utricules) situées sur les feuilles, capturent et digèrent de petits crustacés et des larves de maringouins. Les utriculaires ressemblent à des serpentins munis de feuilles très découpées. Elles possèdent de petites fleurs jaune ou mauve qui émergent de l’eau. N’étant pas enracinées, les utriculaires flottent entre deux eaux (Marie-Victorin, 2002).

Peut être confondu avec : Bidens, Myriophyllum, Ceratophyllum

VALLISNERIA

Vallisneria americana

La vallisnérie américaine (Vallisneria americana) est la seule espèce de son genre au Québec (Canadensys, 2020). C’est une plante aquatique submergée des plus fréquentes dans nos régions. On la différencie facilement par ses longues feuilles en forme de rubans souples qui croissent à la base du plant et qui peuvent atteindre un mètre et demi de longueur. Ses petites fleurs femelles, qui flottent à la surface de l’eau à l’extrémité d’une tige tordue en tire-bouchon, lui sont spécifiques. La vallisnérie américaine peut s’enraciner dans divers substrats (vase, sable, gravier) à des profondeurs variables et parfois jusqu’à cinq ou six mètres (Marie-Victorin, 2002).  

Peut être confondu avec : Alisma, Sagittaria

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Références :

AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE CANADA (2004). Zostéracées – pondweed family [En ligne : http://res2.agr.ca/ecorc/weeds_herbes/fam07_f.htm] 

BLAIS, S. (2008). Guide d’identification des fleurs d’eau de cyanobactéries. Comment les distinguer des végétaux observés dans nos lacs et nos rivières. 3e édition. Direction de suivi de l’état de l’environnement, ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. 

CANADENSYS (2020). Base de données des plantes vasculaires du Canada (VASCAN). [En ligne : https://data.canadensys.net/vascan/] 

CARIGNAN, R. (2003) Département de Sciences biologiques de l’Université de Montréal. Communication personnelle. 

CROW, G. E. & C. B. HELLQUIST (2000a). Aquatic and wetland plants of Northeastern North America. Volume I: PteridophytesGymnosperms and AngiospermsDicotyledons. The University of Wisconsin Press. 

CROW, G. E. & C. B. HELLQUIST (2000b). Aquatic and wetland plants of Northeastern North America. Volume II: AngiospermsMonocotyledons. The University of Wisconsin Press. 

ENVIRONNEMENT CANADA (2003) Myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum)Plantes envahissantes de milieux naturels du Canada. [En ligne : http://www.cws-scf.ec.gc.ca/publications/inv/p1_f.cfm] 

FASSETT, N. C. (1957). A Manual of Aquatic Plants. Second Edition. University of Wisconsin Press. 

FLEURBEC (1987) Plantes sauvages des lacs, rivières et tourbièresFleurbec éditeur, Saint-Augustin (Port-neuf), 399 p. 

FLORA QUEBECA. (2020). Clés d’identification. [En ligne : https://www.floraquebeca.qc.ca/florefamille/cles-didentification/] 

LAPOINTE, M. (2014). Plantes de milieux humides et de bords de mer du Québec et des maritimes. Éditions Michel Quintin. 

LES, D. H., PEREDO, E. L., KING, U. M., BENOIT, L. K., TIPPERY, N. P., BALL, C. J. & R. K. SHANNON. (2015). Through thick and thin: Cryptic sympatric speciation in the submersed genus Najas (Hydrocharitaceae). Molecular Phylogenetics and Evolution, Volume 82, Part A. 

MARIE-VICTORIN, F. (2002). Flore laurentienne. Troisième édition. Éditions Les Presses de l’Université de Montréal. 

MDDELCC (2014). Rapport sur l’état de l’eau et des écosystèmes aquatiques au Québec.   [En ligne : http://www.environnement.gouv.qc.ca/rapportsurleau/Etat-eau-ecosysteme-aquatique-qualite-eau-Quelle-situation_lacs.htm] 

MEUNIER, P. 1980. Écologie végétale aquatique. Service de la qualité des eaux. Ministère des Richesses naturelles du Québec. 

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MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT DU QUEBEC (MENV) (2002) Myriophylle à épi, fiche synthèse pour information. Direction du patrimoine écologique et du développement durable, Service de la conservation de la flore et des milieux naturels, Québec, 4 p. 

NATIVE PLANT TRUST. (2020). Go Botany: Native Plant Trust. [En ligne : https://gobotany.nativeplanttrust.org/]